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| Le module théorique et le cycle de conférences Le module théorique ouvre la journée et procède par la voie d’une discussion argumentée entre les enseignants et avec les participants. Cette année, ce sera donc l’entrée dans le dernier enseignement de Lacan par le Séminaire qui inaugure ce dernier enseignement, le Séminaire …ou pire, qui vient de paraître, et que Jacques-Alain Miller viendra nous présenter le premier jour de la session, le 22 octobre à 17h, à la librairie Kléber, à l’issue de notre première séance de l’année. Bien sûr, il est artificiel, à bien des égards, de présenter ce Séminaire comme s’il faisait une coupure radicale dans l’enseignement de Lacan. Au contraire, il en poursuit le développement, et c’est dans ce développement même que s’opère un retournement complet de nos points de référence habituels. C’est pourquoi, avec ce Séminaire, nous entrons dans une période de réflexion et de travail qui va jusqu’à l’inversion des concepts qui nous sont familiers, jusqu’à une transmutation des valeurs qui ordonnent la pratique analytique. Nous ne considérerons plus d’abord notre assujettissement au primat de l’Autre dans le lien que commande le symbolique, car nous aurons d’abord à nous préoccuper de notre prise dans la solitude de l’Un. A partir de là, c’est un remaniement de notre saisie dans la réalité qui est requis de nous. C’est ce remaniement de nos conceptions de la théorie analytique et de la praxis de l’analyse que nous déplierons et expliciterons à partir de la lecture attentive de huit chapitres du Séminaire…ou pire, du chapitre 7 au chapitre 14, un chapitre – un chapitre entier – pour chacune des huit séances de la session. Et nous avancerons dans notre travail comme nous l’avons fait depuis des années maintenant : de fait, lorsque nous prévoyons un programme, nous le traitons rarement en entier, c’est notre expérience maintenant cumulée. L’intérêt se centre, dans les meilleurs moments, toujours sur des points dont il nous arrive de faire un tout, mais que la plupart du temps nous traitons comme relevant d’un pas-tout. Sans doute le discours du maître peut-il en prendre un coup, mais il y a, dans cette manière, quelque chose de cohérent avec la fonction d’un enseignement lorsqu’il ressortit à la psychanalyse : non pas donner du prêt à digérer, mais prêcher par l’exemple de nos difficultés et de nos succès dans la lecture. C’est là ce qui implique que les participants de la session sont effectivement partie prenante de la progression du travail que nous entreprenons ensemble. Cette manière que nous avons depuis presque toujours pratiquée, et qui a rencontré un très large accord, trouve précisément sa justification et même son fondement dans un discours « qui prendrait son départ du réel », pour reprendre la conclusion du prière d’insérer qu’a donné Jacques-Alain Miller à ce Séminaire de Lacan dont il a établi le texte, pour notre grand profit. Voici longtemps que le dernier enseignement de Lacan nous attendait. Nous y voici. Armand Zaloszyc Un parcours soigneux du texte nouspermettra d’en établir les problématiques, mais, au-delà, c’est dans l’action même de lire que nous apprendrons à savoir lire un texte et une clinique qui se présentent bien souvent sous une incidence oblique et n’ont pas toujours une évidence frontale. C’est dire que l’apprentissage est double et que, bien plus que l’obtention d’un savoir ready made, il s’agira aussi d’acquérir un savoir faire qui ouvre les pratiques à la novation. L’orientation de nos travaux nous met en demeure de choisir : ontologie du sens avec son inévitable effet d’amplification du symptôme, ou réduction hors-sens au réel du sinthome. Le cycle des conférences aura pour charge de nous familiariser avec ce dernier terme, qui désigne une fonction nouvelle relative à l’événement de corps, qui donne la formule initiale du développement et de la structuration de troubles divers dont nous serons amenés à reconsidérer la nosographie. Quatre conférenciers viendront cette année aviver nos réflexions et nos élaborations en agissant chaque fois comme leviers extérieurs propres à conduire à la remise en cause des idées de routine. Chacun de ces conférenciers aura pour mission de traiter la question du sinthome à partir de sa propre pratique clinique, afin de produire une tension innovante avec les enseignements du module théorique. Le 26 novembre 2011, conférence de Jean-Pierre Rouillon (Clermont-Ferrand) Le 14 janvier 2012, conférence de Claudia Iddan (Jérusalem) Le 24 mars 2012, conférence de Sophie Gayard (Paris) Le 12 mai 2012, conférence de Guy Briole (Paris)  Jean-Pierre Rouillon (Clermont-Ferrand) Claudia Iddan (Jérusalem) Sophie Gayard (Paris) Guy Briole (Paris) le 26 novembre 2011 le 14 janvier 2012 le 24 mars 2012 le 12 mai 2012 L'ensemble de la formation assurée par l'enseignement théorique et par les conférences soulignera la modernité et l'utilité pratique des perspectives envisagées dans la compréhension et le traitement des troubles psychiques, et conduira au maniement raisonné des outils intellectuels et pragmatiques proposés aux participants.
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